Bâtiments malsains: risques et sécurité biologiques Les travailleurs des bâtiments climatisés se plaignent de plus en plus fréquemment de diverses pathologies regroupées sous des acronymes anglais: SBS, BRI et /ou MCS. Les biocontaminants (micro-organismes, plantes et arthropodes) de l’air respiré représentent, avec les polluants chimiques (voir marge), les causes les plus importantes de l’ "indoor pollution". Les risques (micro)biologiques sont d’autant plus difficiles à maîtriser que la réglementation et les solutions applicables sont peu connues des concepteurs et des conseillers en prévention. La climatisation en cause
On observe, depuis une trentaine d’années, une augmentation du nombre d’employés travaillant dans des immeubles (en particulier des bâtiments climatisés) et se plaignant de maux divers. Face à ces plaintes, souvent peu spécifiques et sous-estimées, les entreprises restent perplexes: leur augmentation est, en effet, significative, voire inquiétante.
Les systèmes centralisés de chauffage, ventilation et conditionnement d’air (Heating, Ventilation and Air-Conditioning system ou HVAC) qui devraient, en principe, procurer un air de qualité, font de moins en moins l’unanimité parmi les occupants. En fait, les installations de traitement d’air HVAC ont été conçues, au départ, en fonction de paramètres physiques, comme la capacité de renouvellement d’air à l’heure, la filtration de l’air extérieur, la température et l’humidité. Dans cet ensemble technique souvent complexe, les développements possibles de microorganismes et le danger qu’ils peuvent représenter pour la santé, n’ont pas été ou ont été peu pris en compte. Même constat en ce qui concerne la maintenance technique: si cette dernière est généralement bien assurée, la maintenance microbiologique est bien souvent très pauvre, voire inexistante. De plus, il n’existe pas un risque unique lié à la climatisation, mais un risque propre à chaque système en fonction de ses caractéristiques techniques.
Plaintes variées
Les plaintes des travailleurs sont le plus souvent diffuses (maux de tête, fatigue chronique, irritabilité, conjonctivite, difficulté à porter des lentilles de contact, peau sèche, dermatites, rhinite, pharyngite, asthme, etc.). L’origine de ces pathologies est souvent complexe, car de nombreux paramètres environnementaux peuvent nuire au confort physiologique et à la santé. La sensibilité individuelle ne fait qu’ajouter à la complexité du problème. Des réactions de nature allergique sont régulièrement impliquées dans les contaminations microbiologiques. Dans certains cas, le conditionnement d'air peut même être impliqué dans des maladies plus graves, comme les alvéolites allergiques extrinsèques (AAE, une sévère réaction inflammatoire des poumons), ou des maladies infectieuses mortelles (comme la légionellose, causée par une bactérie).
Pollution intérieure
On distingue 3 groupes de pathologies.
Le terme "Sick Building Syndrome" (SBS ou Syndrome des Bâtiments Malades), utilisé depuis les années 1970, recouvre une symptomatologie complexe, non spécifique, atypique et indiscutablement liée à l’occupation des locaux. Sa définition très large traduit bien le caractère multifactoriel du problème, qui touche entre 10 et 30% des occupants d’un bâtiment malsain ou "malade". Les facteurs associés au SBS sont multiples: ambiants (chimiques, biologiques, climatiques, environnementaux), personnels, sociaux, organisationnels. Les symptômes les plus fréquemment observés sont: irritation et obstruction nasale; sécheresse et irritation de la muqueuse des yeux, de la gorge, de la peau; manifestations générales (migraine, léthargie, état de fatigue conduisant à un manque de concentration). Des nausées, un changement dans la perception des odeurs et du goût, toux et sifflements respiratoires sont parfois également signalés. Les plaintes sont essentiellement d’inconfort et les symptômes ne sont pas liés à une menace grave pour la santé physiologique, du moins à court terme. Selon certaines sources, une personne sur 4 serait affectée en Suède et aux Etats-Unis, un bâtiment sur 3 serait "malade".
Le "Building Related Illness" (BRI ou Maladie liée au Bâtiment) s’applique à des maladies qui sont plus graves, spécifiques, individuelles, cliniques, diagnosticables et liées au temps passé dans le bâtiment. Nous ne citerons ici que les maladies d’origine microbiologique: les maladies infectieuses (par ex., la légionellose,); l'hypersensibilité allergique (rhinites, sinusites et asthmes allergiques, qui touchent 20% de la population, et l'Alvéolite Allergique Extrinsèque,) et fièvre des humidificateurs (maux de tête, léthargie, fièvre, respiration courte).
La "Multiple Chemical Sensitivity" (MCS ou Sensibilité Chimique Multiple), décrite dès les années 1950, se caractérise par une réponse reproductible et chronique, à des niveaux d’exposition très bas, à de multiples composés chimiques (éventuellement d'origine biologique) présents dans l'environnement intérieur. Chez certains, le développement de cette affection est précédé des symptômes du SBS.
Causes de l’ "Indoor Pollution"
L’air que nous respirons à l’intérieur (lieux de travail, habitations, moyens de transport) peut se révéler nettement plus pollué (jusque 1000 fois plus) que l’air extérieur. Cette pollution est principalement due à des systèmes HVAC mal conçus et mal entretenus et à la sur-isolation. Le renouvellement d’air à l’heure devient insuffisant, entraînant une concentration des polluants chimiques et microbiologiques respirables et une montée en flèche des affections allergiques et respiratoires. De plus, ces germes, dont certains peuvent être pathogènes, se développent 10 fois plus vite sous l’influence de la chaleur des ordinateurs (chaque PC branché brasse 16 à 18 m3 d’air/h).
Tableau récapitulatif des risques (micro)biologiques
Le tableau présente les pathologies d’origine (micro)biologique dues à la biocontamination (contamination par les bioaérosols). Nous y avons repris les principales sources des (micro)organismes pathogènes, fréquents dans les locaux avec HVAC, de même que les types, exemples et risques pour la santé. Rappelons que les agents biologiques nocifs sont classés, selon les réglementations européennes et belges (voir encadré), en 4 groupes qui s'échelonnent des moins dangereux (groupe 1) aux plus redoutables (groupe 4). Ceux qui nous concernent ici appartiennent pour la plupart aux groupes 2 et 3.
Tableau : Types, risques sanitaires et sources des (micro-)organismes en bioaérosols
courants dans des bâtiments avec traitement d’air HVAC
( CHASSEUR & NOLARD, ISP, 28.1.03)
Sources
vivantes | Unités
aéroportées | Exemples | Risques
sanitaires | Principales
sources intérieures |
| Bactéries | Organismes
Spores
Produits | Legionella
pneumophila
Thermoactinomyces
Endotoxines | Légionellose
(infection pulmonaire mortelle)
AAE (1)
Fièvre, diarrhées, irritations (gorge, yeux,…), inflammations | Tours de refroidissement, réservoir d’eau chaude (<50°), eaux chaudes pulvérisées, surfaces humides chaudes.
Réservoir d’eau stagnante, bacs laveurs, processus industriels |
Champignons (Moisissures (2), …)
| Organismes
Spores (2)
Spores (2)
Antigènes
Composants
Mycotoxines
MVOC/COVM (3) | Sporobolomyces
Alternaria
Cladosporium
…
Histoplasma
Aspergillus fumigatus
Glycoprotéines
1-3-â-glucan
Aflatoxines
Trichothécènes
Diméthylsulfure, 3-méthylfurane, alcools, dont éthylhexanol, octenol | AEE (1)
Asthmes, rhinites
Infection systémique, asthme, rhinites
Aspergillose pulmonaire (mortelle !)
Inflammation des muqueuses
Idem, fatigue, problèmes respiratoires chroniques
Cancer, mutations génétiques
Atteintes neurotoxiques, migraines
Odeurs, irritations,… | Surfaces humides (2)
Air extérieur, filtres, gaines (plantes), surfaces humides (2), déjection d’oiseaux
Air extérieur, filtres, gaines
Parois fongiques (2)
Surfaces moisies (2)
Aspergillus flavus, Aspergillus parasiticus,…
Stachybotrys atra (parois humides (2)), Trichothecium, Bacs laveurs (2) (Fusarium)
Aspergillus versicolor |
Protozoaires ou Parasites
| Organismes
Antigènes | Naegleria
Acanthamoeba | Infections, méningoencéphalite
AAE (1), cécité | Réservoirs d’eau contaminés
Réservoirs d’eau contaminés |
|
| Organismes | Influenza | Infection respiratoire (grippe) | Humaine
transmission par le système de traitement d’air |
|
| Organismes
Toxines | Chlorococus ou algue verte unicellulaire | Asthme, rhinite | Air extérieur, humidificateurs |
|
| Organismes | Ficus benjamina | Allergies | Bureau (décoration) |
| Arthropodes | Fèces, déjections
Organismes | Dermatophagoïdes (acariens)
Psocques (ou puces de papier)
Acariens fongivores de stockage
Blattes, cafards ou cancrelats | Asthme, rhinites
Piqûres
Gêne,…
Piqûres
Allergie
Allergies, gêne,… | Tapis plains, sièges en tissu
Archives
Surfaces moisies (2) de stocks
Stockage déchets alimentaires |
(1) AAE : Alvéolite Allergique Extrinsèque ou manifestation d’hypersensibilité respiratoire semi-retardée, apparaissant plusieurs heures après début d’exposition (le lundi,… !).
(2) Fongiques/Moisies : recouvertes de moisissures ou champignons microscopiques se développant dans certaines conditions de t° et d’humidité et se reproduisant par spores ou éléments unicellulaires de 1 à quelques dizaines de microns, donc respirables, et pouvant synthétiser des mycotoxines et des MVOC/COVM.
(3) MVOC/COVM : Microbial Volatile Organic Compounds/Composés Organiques Volatiles Microbiens.
Inventaire des risques (micro)biologiques
L’Inventaire/Evaluation des Risques reposera le plus souvent sur un (auto)diagnostic. L’inspection approfondie du bâtiment (Walk through Survey, en anglais) sera réalisée très classiquement à l’aide d’une ou de plusieurs listes de contrôle. La liste que nous vous proposons provient de l’ISP (Institut scientifique de Santé Publique-Louis Pasteur, section de Mycologie). Elle est disponible sur http://fr.prevent.be/p/SBSchecklist-03. Elle sera complétée par un "(auto-)questionnaire santé" (symptômes aussi objectivés que possibles, améliorations, lieux de travail,…) et par des protocoles d’observation, de comparaison et d’évaluation de postes de travail et d’installations.
Une autre approche possible est la démarche itérative et progressive: Observation-Analyse-Expertise. Dans ce cas-là, il faut veiller à de ne pas pousser l’analyse trop loin, "la forêt" risquant de cacher "l'arbre"…
Les micro-organismes
Du point de vue de la contamination microbiologique, on peut relever 4 types de paramètres critiques:
1) la qualité de l’air extérieur et son influence potentielle sur la contamination de l’installation;
2) la filtration (l’efficacité des différents types de filtres sur les micro-organismes diminue fortement avec le temps: si l'efficacité de la filtration varie au départ entre 90 et 99%, elle baisse progressivement par la suite);
3) l’humidification, pouvant mener au développement prolifique d’une flore hygrophile microbienne, normalement étrangère aux voies respiratoires;
4) les opérations de maintenance, qui concernent notamment le rythme des changements de filtres et les méthodes d’entretien des installations de traitement d’air.
Les principales sources de pollution microbiologique (filtres, bacs humidificateurs et gaines) se caractérisent par des conditions de température et d’humidité élevée, favorables à la prolifération des germes. Les toxines produites et les allergènes véhiculés persistent souvent après la mort des micro-organismes eux-mêmes (Fusarium, Phoma,…).
Normalisation
Contrairement aux méthodes chimiques, les méthodes d’échantillonnage et d’analyses microbiologiques concernées ne sont toujours pas normalisées. Aucune norme internationale n’existe sur les concentrations maximales en bioaérosols (exprimées en Colony-Forming Units ou CFU/m3) à ne pas dépasser. Le Comité européen de normalisation CEN-TC137/WG5 pour les lieux de travail cherche actuellement à obtenir un consensus sur les stratégies de prélèvement, le matériel à utiliser et les conditions d’analyse. Cette démarche est nécessaire pour pouvoir comparer les études internationales qui ont été présentées jusqu’à présent.
A titre indicatif, voici les valeurs guides utilisées par la section Mycologie de l’Institut scientifique de Santé Publique-Louis Pasteur:
Contrôles de l’eau à effectuer de manière régulière :
· Conductivité (<1500 µS) (mesure minimum 1 fois par semaine), et quantité d’eau d’appoint suffisante.
· Surveillance de la formation de dépôts, du pH (entre 7,0 & 9,0), dureté calcique,…
· Bactéries totales : <50.000 CFU/ml (selon méthodologie ISP*).
· Fonge totale : <10/ml & en fonction des espèces trouvées (selon méthodologie ISP*).
(* : ces valeurs ne peuvent donc pas être extrapolées à des résultats obtenus avec d’autres protocoles d’analyses et de prélèvements).
La SUVA (organisme suisse de prévention et d'assurance au travail) recommande une valeur guide, importante pour les germes dans l’eau nébulisée par humidificateur d’air: <10.000 CFU/ml.
Pour la conception des installations HVAC, on peut se baser, entre autres, sur les normes belges NBN suivantes: NBN D16-001 (1975) Ventilo-convecteurs; NBN D16-002 (1975) Ejecto-convecteurs; NBN X44-001 et X44-004 (1984) Filtres à air.
Réglementation européenne
Au niveau européen, on trouve deux directives:
-Directive "Produits de Construction" 89/106/CEE et ses multiples modifications (exigences essentielles concernant e.a. les aspects "hygiène, santé et environnement", JO du 11 février 1989, L40, pp. 12-26);
-Directive 2000/54/CE relative à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition aux agents biologiques (JO du 17 octobre 2000, L262, pp 21-45).
Deux autres textes européens, officiels mais sans force légale contraignante, ont également été publiés:
-Résolution sur la qualité de l’air dans les bâtiments (déclaration d’intention, doc.A2-156/88, JO du 14 novembre 1988, C290, pp. 49-51).
-Recommandation 90/143/Euratom de la Commission du 21.02.90 relative à la protection de la population contre les dangers résultant de l’exposition au radon (Rn) à l’intérieur des bâtiments (SBS, e.a. Rn, JO du 27 mars 1990, L80, pp. 26-28).
Réglementation belge
Le Chapitre III "Agents biologiques" du Titre V, dans le Code Bien-Être au Travail est la transposition en droit social belge de la Directive 2000/54/CE. Vous retrouverez les principales dispositions sur notre site www.prevent.be (http://fr.prevent.be/p/SBS-03).
Le Règlement général pour la protection au travail (RGPT) comporte depuis longtemps des prescriptions précises en matière d’ambiance et d’hygiène dans les lieux de travail.
Certaines dispositions régionales, dont les plus précises émanent actuellement de la Région flamande, ont été prises en matière de légionellose.
Prévention
La prévention des "maladies liées au bâtiment " (BRI), qui sont essentiellement dues aux agents biologiques, consiste à éliminer les agents concernés: nettoyage régulier des bacs à eau, filtres, humidificateurs, gaines et grilles, mais aussi des moquettes; élimination ou contrôle strict des plantes, etc.
Pour éliminer un problème de Syndrome des Bâtiments Malades (SBS), les éléments à surveiller sont beaucoup plus spécifiques au cas rencontré. L’attitude la plus généralement adoptée se base sur l’hypothèse que c’est en améliorant, un peu ou plus, l’ensemble des facteurs de la situation de travail que le problème de SBS sera maîtrisé. Au lieu de vouloir, à tout prix, trouver la ou les causes, on cherchera plutôt à identifier toutes les déviations (par rapport à l’optimum) de la situation rencontrée et on tentera d’y remédier. C’est la voie suivie par les différentes listes de contrôle existantes.
Maintenance microbiologique
Si la maintenance technique des installations est généralement assurée correctement, ce n'est pas le cas de la maintenance sur le plan microbiologique, qui, généralement par manque d’informations, fait souvent défaut. Pour évaluer l’état de "santé" de l’installation, des contrôles microbiologiques doivent, en effet, être effectués régulièrement. L'objectif de ces contrôles est de protéger le système en maintenant, dans les parties des installations comportant de l’eau, la croissance des germes à un niveau minimal. Ils permettront également de corriger, si nécessaire, les traitements appliqués. Pour faciliter et systématiser ce contrôle fondamental, il existe divers protocoles, cahiers de maintenance, fiches et listes de contrôle.
Ne pas dépasser la valeur-guide
Afin que la valeur-guide ne soit pas dépassée, différentes mesures s’imposent, tant pour pour le fonctionnement en service normal que pour le fonctionnement en service particulier.
En service normal, on pensera à changer régulièrement l’eau stagnante se trouvant dans les réservoirs ou les bacs collecteurs; à rincer, si nécessaire, entre chaque changement d’eau; à exposer constamment l’eau aux rayons UV et à utiliser des filtres dans le conduit d’amenée d’air.
En service particulier, l'entretien et le nettoyage réguliers des installations d’humidification de l’air sont indispensables. On évacuera l’eau stagnante lorsqu’on arrête l’installation et on séchera, si nécessaire, les réservoirs et bacs collecteurs. Si des filtres sont utilisés, il faut les nettoyer ou les renouveler régulièrement. Si l’on procède à une désinfection lors du nettoyage, on n’utilisera que des produits ne laissant pas de résidus toxiques. Les travaux effectués seront consignés.
Règles de base
· Veiller à ce que le système HVAC soit très soigneusement et périodiquement entretenu;
· Vérifier, en particulier, si les grilles d’aération et humidificateurs sont toujours libres et nettoyés régulièrement;
· Faire régulièrement nettoyer l’installation (gaines et ventilateur compris) et remplacer les filtres. S’il n’y a pas eu d’entretien préventif depuis longtemps, faire inspecter le système à fond par une firme spécialisée;
· Faire procéder à des prélèvements réguliers, destinés à vérifier la présence d’une éventuelle contamination (ISP, firme agréée,…);
· Aérer les pièces tous les jours au moins 2 fois 15 minutes, quelle que soit la température extérieure;
· Prévoir un apport suffisant d’air extérieur (plus il y a de travailleurs, plus il faut d’air extérieur);
· Maintenir idéalement la température des pièces à 19-21°C;
· Vérifier régulièrement les paramètres climatiques, et plus particulièrement l’humidité relative (d'après le RGPT, elle doit être maintenue entre 40 et 70%);
· Éviter toute humidité excessive, condensation, développement de moisissures, etc;
· Rechercher et éliminer les fuites d’eau;
· Nettoyer les endroits recouverts de moisissures (bacs laveurs,…) au germicide biocide (en mettant gants, lunettes de sécurité et aération):
(a) Biomate 5716, solution de dérivés hétérocycliques d’isothiazoline à 100 ml/m3 ;
(b) Eau de Javel à 8% d’hypochlorite de sodium NaClO en solution contenant 250-375ml/m3.
· Notons aussi l’efficacité d’une décontamination acaricide et fongicide naturelle par aérosolisation (2 fois par an) d’un produit à base d’huiles essentielles (citron, lilas, citronnelle) et d’essences aromatiques (pin,…);
· Éviter de laisser tout un chacun faire des réglages à l’installation HVAC;
· Éviter que des gens travaillent près d’une bouche d’aération. Si nécessaire, faire dévier la bouche d’aération, mais surtout ne pas la fermer;
· Un système HVAC mal conçu ne pourra être fortement amélioré par son seul entretien. De plus, certains concepteurs ne prévoient que peu de possibilités d’accès pour inspection, nettoyage et entretien;
· Dans les milieux à haut risque, comme hôpitaux et hôtels, recourir aux humidificateurs à vapeur.
· Limiter le nombre de personnes exposées, éviter les expositions inutiles.
Un slogan: Aérer, entretenir et nettoyer
Une climatisation par un système HVAC bien conçu et bien entretenu peut améliorer à la fois le confort des occupants et la qualité de l’air. Un point important s'il en est, puisque nous passons en moyenne entre 80 et 90% de notre temps à l'intérieur. La prévention repose sur une meilleure connaissance des facteurs techniques de risque et celle des retombées médicales potentielles, par les acteurs de la santé au travail (conseillers en prévention notamment), mais également par les constructeurs, installateurs et services de maintenance.
Des études de terrain, impliquant directement les services de prévention, sont utiles pour objectiver l’apparition de pathologies ou plaintes, étayer la responsabilité de la climatisation ou du calfeutrage et orienter les modifications techniques ou opérations de maintenance dans un but préventif. Cette dernière revêt toujours une importance particulière et doit retrouver la place qu’elle mérite, avec le nettoyage et l’aération régulière.
En conclusion, on évitera beaucoup de plaintes de type SBS, BRI ou MCS grâce au slogan
"aérer, entretenir et nettoyer".
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